الأربعاء، 12 أكتوبر 2011

Ecrivains professionnels à l'époque islamique

En raison de l'intérêt porté par un grand nombre de personnes aux professions de calligraphes et de transcripteurs professionnels, l'écriture dans l'Egypte islamique se développa fortement. Une autre raison à ce phénomène est que plusieurs individus cherchèrent également à parfaire leurs aptitudes. De leur côté, les professionnels avaient déjà atteint un haut degré de connaissance, en particulier dans le domaine de la calligraphie arabe.

Ils s'exerçaient à l'écriture coufique et transcrivaient ce qu'ils voulaient. D'ailleurs, des échantillons du travail effectué par des calligraphes tels que Yakout Al-Mostasemy prouvent leur savoir-faire en cet art.

L'écrivain Ebn Moqla, qui vécut au cours de l'époque ayyoubide, inventa un nouveau type d'écriture naskh. Il fonda même une école spéciale dont l'enseignement traversa l'époque mamelouke.

Une autre école de transcripteurs s'établit en Egypte; elle était réputée pour la transcription des premiers livres de référence utilisés dans les domaines scientifiques et culturels. Parmi les transcripteurs célèbres, citons notamment Ahmad Ibn Ali Al-Ansary, Hussein Ibn Mohamed Al-Kadry et Mohamed Ibn Mostafa Al-Wafaey ; ces derniers réalisèrent des documents médicaux.

Précisons également que les transcripteurs et les calligraphes sont considérés comme des artistes qui jouèrent un rôle important dans l'écriture arabe. En effet, ils laissèrent leur empreinte sur des objets culturels qui témoignent de la magnificence de l'art islamique. Parmi ces objets, on retrouve entre autres des lampes de mosquée, des coffres et des poteries. Ces artistes transcrivirent en écriture coufique les noms, les titres et les actes des princes et sultans ainsi que certains passages du Coran sur des objets datant de l'époque abbasside jusqu'à la fin de l'époque mamelouke. Abu Ebeid Al-Nagar, également connu sous le nom de Ibn Maaly, nota de nombreuses déclarations et des versets du Coran sur le cercueil renfermant la tête d'Al-Hussein ; la fabrication de ce coffre fut ordonnée par le sultan Salah Al-Din.

De nombreux potiers ayant vécu à l'époque fatimide et mamelouke semblent avoir été des calligraphes professionnels ; en effet, leur signature fut retrouvée sur plusieurs de leurs produits. Parmi ces potiers se trouve Ghazal ; un grand nombre des pièces qu'il réalisa furent retrouvées. Elles portaient la signature « Ghazal » ou « Ghazil ».

De nombreux dramaturges acquirent également une certaine notoriété tant pour leur belle écriture que pour les transcriptions qu'ils réalisèrent. Le plus célèbre d'entre eux fut sans doute Al-Qalqashandi. Il travailla dans le bureau de composition. De plus, il écrivit « Subh Al Ashah fe Sinaat Al Inshaa », une encyclopédie arabe en quatorze volumes.

Précisons également qu'une école pour transcripteurs fut fondée à l'époque mamelouke. De nombreux livres y furent transcrits. Parmi ces ouvrages, citons entre autres le « Canon de la médecine » d'Ibn Sina et le « Glossaire de l'alimentation et des médicaments » d'Ibn Al Bitar .

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