الاثنين، 17 أكتوبر، 2011

Textiles islamiques tissés

En Egypte, plusieurs méthodes de fabrication des textiles islamiques étaient utilisées. Pour effectuer leur travail, les tisserands se servaient de métiers à tisser verticaux et horizontaux. Notons que des modèles de ces métiers datant de l'Egypte ancienne se trouvent aujourd'hui dans certains ateliers.

Une méthode de fabrication des tissus fut appelée « Al-Kapati ». Cette technique utilisait des trames (fils horizontaux) non continues qui ne couvraient pas toute la largeur du tissu. Les Egyptiens étaient réputés pour la fabrication de tissus Al-Kapati bien avant la diffusion de l'Islam. De plus, ils continuèrent à confectionner ces tissus jusqu'à la fin de l'époque fatimide. Le nom de ce tissu faisait référence à l'Egypte et non à l'église orthodoxe copte. En effet, le terme « Al-Kapati » a la même racine arabe que le mot « copte » dont la signification originelle est « égyptien ». De la même manière, d'autres tissus tirent leur nom de l'endroit où ils ont été fabriqués. Ainsi le damas doit son nom à la ville éponyme et la mousseline provient de la ville de Mossoul. Les tissus Al-Kapati furent utilisés pour réaliser la couverture de la Kaaba de la Mecque.

Une autre méthode de fabrication et de décoration des tissus consistait à tisser des trames supplémentaires dans l'étoffe. Les décorations sont obtenues par « l'apparition et la disparition » des fils de trame lors de leur croisement avec les fils de chaîne, ou fils verticaux, à travers la largeur du tissu. Il existe deux types de trames : la trame véritable et la trame traditionnelle. Les décorations obtenues grâce à la première ont une trame supplémentaire pourvue d'une couleur qui diffère de celle de la toile de fond. Les décorations obtenues grâce à la trame traditionnelle possèdent une trame originelle unique. Un autre type d'étoffe tissée et décorée est le Zardakhan. Il est le plus simple des tissus complexes. La trame apparaît des deux côtés du tissu alors que la chaîne est complètement cachée. Deux ou plusieurs trames de couleurs différentes ainsi que deux chaînes, dont l'une disparaît entièrement entre les deux couches des trames, entrent dans la fabrication de ce type de tissu. « Zardakhan » est un mot perse signifiant « Maison de guerre ». L'explication la plus plausible concernant ce nom est que les armes et les autres équipements de guerre étaient recouverts d'une couche de ce tissu épais broché de soie jaune et rouge

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