الجمعة، 14 أكتوبر، 2011

L'économie de l'Egypte ancienne

L'Egypte ancienne était ce que nous pourrions appeler « un état fournisseur ». En effet, les produits de consommation étaient livrés à l'état ou aux temples qui à leur tour, distribuaient la nourriture et les autres marchandises au peuple. La distribution reposait sur une estimation équitable des besoins propres à chaque individu.

Les marchandises supplémentaires pouvaient être échangées dans les marchés locaux. Il s'agissait là d'un système qui permettait de combler les lacunes dans le flux des livraisons. Le commerce entre les différentes régions était toujours dirigé par les institutions qui marchandaient le surplus de leur propre production. Les marchands travaillaient pour ces institutions en tant qu'agents de change des marchandises.

Leur tâche était de négocier l'excédent des institutions qu'ils représentaient et ce, afin d'obtenir le maximum de biens de valeur. Dans l'Egypte ancienne, ce n'est qu'au cours du Nouvel Empire que l'on vit des marchands travailler à leur compte.

La plus ancienne forme de commerce est le troc. Cette technique consistait à échanger un bien contre un autre, plutôt que de le payer avec de l'argent. En raison de la nature du troc, il est difficile de distinguer les vendeurs des acheteurs dans les peintures et les reliefs de l'Egypte ancienne.

Toutefois, les vendeurs sont souvent représentés assis soit à même le sol soit sur des chaises basses, en train de crier pour vendre leurs marchandises. Les acheteurs, quant à eux, sont debout et portent un sac à provisions sur les épaules ; ils répondent aux vendeurs en désignant le bien qu'ils leur proposent en échange.

Au marché, il était possible de trouver des aliments de base tels que du pain, de la bière, du poisson séché, de la viande, des fruits et des légumes. Parmi les biens troqués, citons notamment des sandales de cuir ou de paille, de grands éventails servant à attiser les flammes, des cannes aux pommeaux décorés, des meubles et des repose-tête. Tout comme les objets en cuivre tels que les miroirs, les hameçons et les ciseaux, des récipients en céramique servant à conserver les baumes et les huiles étaient également apportés au marché.

Les possibilités de commerce de produits de plus grande valeur sont illustrées par le lin. Fabriqué dans des ateliers de tissage gérés par l'état, ce tissu était vendu à un prix fixe basé sur un critère de valeur.

Parmi ces fameux critères, citons en deux qui étaient communément utilisés pour définir le prix des marchandises. Le premier était la mesure « héqat » utilisée dans la culture céréalière pour déterminer la quantité de marchandises données en tant que salaire.

Le deuxième était appelé « shat » et faisait office d'étalon absolu.

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