الأربعاء، 12 أكتوبر 2011

Le procédé de fabrication du parchemin

Bien que les livres anciens ne contenaient pas de descriptions détaillées quant à la manière dont le parchemin était fabriqué, la méthode ne changea pas au cours des siècles. En réalité, elle était toujours en vigueur en Europe au cours du Moyen Âge. Les peaux des petits animaux tels que les moutons ou les chèvres étaient d'abord trempées dans l'eau et chaulées pendant trois jours. L'objectif était de faire fondre le gras ainsi que d'éventuels restes de viande. Ensuite, la laine était tondue et la peau était étirée jusqu'à ce qu'elle sèche complètement. Par après, elle était traitée, polie et coupée en carrés de forme régulière prêts à l'emploi. Précisons que l'on écrivait sur les deux côtés du parchemin.

Dans la plupart des cas, l'écriture finissait par disparaître soit parce qu'on réécrivait dessus soit parce que le texte avait perdu son importance et donc qu'on l'effaçait. Le parchemin sur lequel on écrivait plus d'une fois était appelé «palimpsest». Ce type de document revêtait une grande importance pour les historiens; en effet, pour eux, le texte ancien avait souvent beaucoup plus de valeur que le nouveau. Aujourd'hui, grâce aux infrarouges, il est possible de lire le texte qui avait disparu.

Bien que l'Egypte produisit de très grandes quantités de papyrus (il était relativement bon marché), le parchemin eut la préférence car il pouvait être fabriqué partout où de petits animaux étaient élevés. Toutefois, sa production était beaucoup plus onéreuse que celle du papyrus; par ailleurs, la quantité produite ne répondait pas aux besoins du marché.

Ainsi, le papyrus continua à dominer et le parchemin, malgré sa meilleure qualité en tant que surface d'écriture, ne parvint pas à lui tenir tête. Néanmoins, cette situation ne dura que jusqu'à la fin de l'Empire romain car à ce moment-là, les personnes qui utilisaient le papyrus diminuèrent.

Le christianisme joua également un rôle important dans la diffusion du parchemin. En effet, les chrétiens et les Juifs préféraient écrire leurs textes sacrés sur un matériau plus résistant. Ils estimaient que leurs livres sacrés, la Bible pour les chrétiens et la Torah pour les Juifs, étaient aussi importants que les lieux de culte.

Dès lors, ces ouvrages ne devaient pas être écrits sur un matériau qui ne survivrait pas au temps qui passe. Notons toutefois qu'il n'en fut pas de même dans le monde greco-romain ; en effet, les livres y étaient considérés comme des objets de tous les jours qui une fois utilisés, étaient mis au rebut, voire déchirés .

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