السبت، 15 أكتوبر، 2011

Le mariage pendant la période mamelouke

Les documents mamelouks fournissent peu d'informations sur les différentes phases du mariage à cette époque. Ce que l'on sait dans ce domaine est que c'est une khatbah, une marieuse, qui concluait les fiançailles.

L'historien Ibn Daniel raconte comment la personne cherchant à se marier consultait la khatbah car elle connaissait tout le monde, des prostituées à toutes les magnifiques femmes libres d'Egypte et du Caire. La khatbah faisait semblant de vendre du parfum, de l'encens, des miroirs et autres articles féminins.


La coutume voulait que si l'homme cherchant à se marier acceptait les informations fournies par la khatbah, il la contactait rapidement de nouveau et lui offrait un cadeau, un gramme d'or par exemple. Puis, il envoie la khatbah rencontrer la famille de la jeune femme afin d'exprimer son souhait d'épouser leur fille. La sharia, ou loi islamique, définit clairement la nécessité d'obtenir l'accord de la jeune femme face à un mari potentiel.


En ce qui concerne la catégorie des dirigeants mamelouks, il semble que le choix d'une épouse se faisait sans l'intervention d'une khatbah. Les membres de la classe dirigeante avaient libre arbitre dans le choix de leurs épouses parmi les jeunes femmes d'une même tribu qu'eux venues en Egypte via le commerce des esclaves.


Par conséquent, dans la classe dirigeante, le mariage n'était pas politique. Le mariage du roi Al-Salih Al-Mansur Qala'un avec une jeune femme d'origine turque en est la preuve. Ce n'est que dans de rares circonstances que les mariages ont été conclus pour des raisons politiques, comme le mariage d'Al-Nasir Mohammad Ibn Qala-un en 720 de l'année de Hijra (1320 après Jésus-Christ) avec Khawand (Dame) Tawalbiyah, une princesse mongole.


La classe dirigeante mamelouke voulait conserver les affinités entre eux afin de créer des relations fortes.


Par exemple, al-Sultan Mohammad Ibn Qala'un maria 11 de ses filles à des princes comme Amir Bashtak.


Al-Amir Mankaly Bagha al-Shams épousa Khawand Sarah, soeur du sultan Al-Ashraf Shaaban.


De même, Khawand Zaynab, la soeur du sultan Farag Ibn Barquq, était mariée à l'émir Sudun al-Hamzawi.


Al-Zahir Barquq épousa également Fatimah, fille de l'émir Mangak al-Yusifi.


Les sultans n'autorisaient pas les juges et les témoins à se marier avec leurs mamelouks sans leur consentement. Les mamelouks n'essayaient pas de se marier avec la population égyptienne.


Il existe quelques rares exceptions à ce système rigide, comme à l'époque du sultan Al-Zahir Barquq, qui a permis aux Mamluks de vivre au Caire et de se mêler à la population égyptienne. Ils descendirent des quartiers dans lesquels ils vivaient dans la citadelle, épousèrent des femmes natives de la ville et sombrèrent dans le chômage.


Pendant la conclusion des négociations de mariage, la plupart des discussions tournaient autour du prix de l'épouse, appelé le "mahr," et de la pension alimentaire, ou "sadaq," entre les deux parties.


Il semble que le marié hésitait toujours à utiliser le "sadaq". La coutume voulait que le marié paie une partie du dot de la mariée avant la conclusion des négociations du mariage. Le reste était payé par acomptes, comme le démontrent la plupart des contrats de mariage trouvés
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