الاثنين، 17 أكتوبر 2011

Les systèmes d'éclairage dans l'Egypte islamique

Les systèmes servant à fournir un éclairage remontent au tout début de la civilisation humaine. Les peuples primitifs avaient besoin de lumière afin de percer la noirceur de la nuit. La production d'instruments d'éclairage prospéra dans l'Egypte islamique. Ce développement eut lieu conformément aux technologies disponibles à cette époque, à l'architecture des bâtiments et aux objectifs pour lesquels de tels instruments étaient utilisés. Des preuves archéologiques ainsi que diverses sources historiques témoignent avec précision du développement de ces instruments. Notons que l'éclairage peut être divisé en deux catégories: naturel et artificiel.

L'éclairage naturel:
L'utilisation de la lumière naturelle dépend des éléments architecturaux du bâtiment en question. En général, le plan architectural est conçu de manière à laisser entrer la lumière à travers des cours ou des sahns ouverts (cour interne d'une mosquée); d'ailleurs, les mosquées d'Amr Ibn-Al-As et d'Ahmad Ibn-Tulun en sont de parfaits exemples. Toutefois, la lumière peut aussi inonder le bâtiment en passant à travers des fenêtres en stuc au verre transparent. Ajoutons que les architectes réalisèrent également des fenêtres ainsi que d'autres ouvertures dans les tambours des dômes afin de laisser entrer la lumière dans les édifices. De plus, afin d'accroître la beauté de la lumière et de la rendre encore plus vive, les fenêtres, les parasols et autres pare-soleil étaient souvent décorés de verre coloré; tel est d'ailleurs le cas du dôme funéraire de la madrassa du sultan Hassan.

L'éclairage artificiel:
Les instruments d'éclairage sont utilisés pendant la nuit ou dans des endroits sombres où la lumière ne peut entrer. Ils servaient également en tant qu'objets décoratifs lors de cérémonies et de fêtes. Les lampes en céramique comptent parmi les plus anciens instruments d'éclairage connus. Au cours de la période fatimide, ces objets aux modèles variés se présentaient sous diverses formes. Décorées de motifs géométriques sur la partie externe, les lampes en céramique étaient remplies d'huile et munies de mèches. Dans l'ancienne ville de Foustat, il existait un marché particulier appelé le « Marché des lampes » où les lampes en céramique et en verre étaient fabriquées et vendues. En voyant ce marché, le poète et voyageur perse Nasseri Khisro fit remarquer: « il n'existe nulle part un marché semblable à celui-ci ; en effet, il contient toutes sortes d'objets rares provenant du monde entier ». Les fatimides souhaitaient placer des lampes dans les mosquées telles que celles d'Amr Ibn Al-As, d'Al-Azhar et d'Al-Hakim et ce, en particulier à l'occasion des fêtes et des célébrations.

On raconte qu'Al-Hakim Bi Amr Allah fit cadeau d'un grand lustre en argent pourvu de 700 lampes à la mosquée d'Amr Ibn Al-As. Tant ce lustre était imposant, qu'à cette époque, l'une des portes de la mosquée dut être retirée pour pouvoir le monter. Les bougies étaient utilisées pour l'éclairage et leur production se développa fortement dans l'Egypte islamique. Quant aux bougeoirs en cuivre, ils servaient probablement dans les grandes demeures ainsi que dans les palais. Mohammed Ibn-Tugkj Al Ikhshid avait l'habitude de sortir pendant la nuit accompagné de ses domestiques; ces derniers portaient alors des bougies allumées dans leurs mains. Les marchés aux bougies étaient très populaires au début du mois du Ramadan au cours de la période fatimide étant donné que les bougies étaient principalement utilisées en tant que moyens d'éclairage.

L'huile des graines de radis et de navets fut aussi utilisée dans les lampes. Toutefois, ces huiles devinrent de plus en plus chères lorsque Al-Hakim Bi Amr Allah ordonna que tous les entrepôts, les chemins et les magasins restent éclairés pendant la nuit. Les artistes mamelouks réalisèrent les plus belles lampes en verre; d'ailleurs, les princes et les sultans ordonnèrent qu'elles soient placées dans les mosquées. Ces lampes étaient en verre incrusté d'émail et d'or; notons qu'en raison de leurs formes spéciales, elles furent connues sous le nom de « Lampes de mosquée ».

De plus, des bougeoirs et des lanternes en laiton furent fabriqués au cours de la période mamelouke. Relativement imposants, les lustres se composaient de plusieurs cercles qui portaient chacun un certain nombre de lanternes en verre ; ces cercles étaient attachés les uns aux autres au moyen de chaînes. La collection d'instruments d'éclairage dans la madrassa du sultan Hassan est considérée comme la plus importante .

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