الجمعة، 14 أكتوبر، 2011

Le contrôle du gouvernement islamique sur les textiles

L'attention que portèrent les différents gouvernements islamiques à l'industrie textile, joua un rôle important sur la croissance au cours du Moyen Âge, en particulier à l'époque du calife fatimide Al-Hakim.

Les industries privées contribuèrent aussi à la diffusion des arts textiles; ces derniers étaient utilisés par les souverains à des fins politiques. En effet, les rois portaient certains tissus mais ils les offraient aussi aux princes et à leurs amis. Les souverains donnaient également à quelques-uns de leurs sujets des robes appelées « Khola ».

Compte tenu de l'importance d'une telle industrie, le gouvernement créa des usines publiques portant le nom de « Dar A-Tiraz », ou « usine textile ». Ces usines avaient deux sections: la première fabriquait des tissus pour les masses et la deuxième confectionnait des vêtements pour l'élite. Tout comme les ateliers d'état, les ateliers privés étaient étroitement contrôlés par le gouvernement; précisons que ce dernier supervisait la production des usines et qu'il les fournissait en matières premières. Le gouvernement testait aussi les produits et les marquait avec des poinçons de qualité. De la sorte, il était impossible de tricher avec les quantités de matières premières utilisées. Le gouvernement jouissait d'un monopole sur les ventes de matières premières. De plus, il fixait leurs prix et permettait uniquement à un petit nombre de marchands de les négocier. Par ailleurs, il exigeait de ces commerçants qu'ils tiennent des livres officiels des ventes. Les tisserands devaient aussi transporter et stocker leurs produits dans des entrepôts spéciaux où ils étaient correctement pliés et emballés.

L'atelier était géré par un fonctionnaire de haut rang appelé « Sahib A-Tiraz » ou « maître du textile ». Il s'agissait là d'une des positions les plus importantes et les mieux payées. Selon certains papyrus, au début de l'Islam, le maître du textile était assisté dans chaque district par un adjoint. Il avait aussi des assistants travaillant dans chaque atelier d'Egypte ainsi que des bureaux officiels dans la capitale.

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