الاثنين، 10 أكتوبر، 2011

Commerce des textiles au cours de la période islamique

Les souverains qui se succédèrent en Egypte, présentèrent un intérêt important pour l'industrie textile. Les marchandises produites étaient souvent offertes en tant que cadeaux par la cour royale. De plus, ces biens jouèrent un rôle important dans le commerce extérieur de l'Egypte.

Un historien raconte comment la ville de Tanis exporta des textiles d'une valeur de 20000 à 30000 dinars vers l'Iraq. Notons que Tanis accueillait chaque année 500 bateaux en provenance de Syrie ; ces navires étaient envoyés afin d'acheter des textiles. Malgré les conflits politiques qui existaient entre l'empire byzantin et les états islamiques, les relations commerciales ne furent jamais interrompues. L'empire Byzantin avait besoin des produits égyptiens, en particulier de ceux provenant de Tanis et de Damiette. En effet, les empereurs achetaient souvent des étoffes pour décorer leurs palais. La papauté importait également des tissus d'Alexandrie afin de couvrir les murs, les autels et les colonnes des églises. Les Européennes faisant partie de l'aristocratie portaient des vêtements fabriqués à Alexandrie. Un papyrus datant du troisième siècle de l'année de Hijra (neuvième siècle après Jésus-Christ) décrit les prix des différents habits. Ainsi, un mouchoir produit à Tanis coûtait deux dinars et un qirat ou demi dirham ou 1/20 dinar.

Tanis était réputée pour sa production de « Badana », ou robes particulières destinées aux califes fatimides. On raconte d'ailleurs que le roi de Perse donna à ses messagers 20000 dinars pour acheter de telles robes. Tanis était aussi célèbre pour son brocart qu'elle exportait en Orient et en Occident.

La ville d'Assiout fabriquait des turbans en laine d'une qualité sans pareille. Connu sous le nom de laine égyptienne, ce produit était exporté vers la Perse. Akhmim exportait son fin lin et ses vêtements de laine pour vingt dinars la pièce. Au Moyen Âge, les textiles égyptiens, en particulier le lin, étaient considérés comme les meilleurs au monde. La production de lin en Egypte se situait entre 3500 et 4500 balles. Grâce à ce commerce, l'Egypte accumulait de grande quantité d'or. En raison de l'ingérence du sultan Al-Ashraf Barsbay et du contrôle sévère qu'il exerça sur le nombre et le travail des tisserands, l'industrie textile commença à décliner, en particulier à Alexandrie, vers la fin du huitième siècle de l'année de Hijra (quatorzième siècle après Jésus-Christ).

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